Voyage voyage…

🌍 J’ai eu la chance de pouvoir voyager et visiter beaucoup de lieux historiques ou muséaux depuis mon enfance, en France et à l’étranger. C’est certainement la raison inconsciente ou instinctive pour laquelle j’ai choisi il y a quelques années de travailler dans le secteur du tourisme. Après un stage de fin d’études au musée du Louvre, j’ai fait le choix d’une niche un peu particulière : celle du patrimoine maritime.

Plongée dans le grand bain du tourisme

Le trois-mâts Belem (photo - Philip Plisson)
Le trois-mâts Belem,© Philip Plisson

Le patrimoine maritime est un terrain de jeu formidable, exigeant. On aborde de nombreuses thématiques et actions : patrimoine, culture, enjeux de diffusion, mais aussi commercialisation d’expériences, privatisation, financements publics et privés, boutique de produits dérivés, organisation d’événements pour lesquels il faut tout recommencer à chaque fois (1 escale = 1 événement unique, donc 30 escales par an… je vous laisse faire le calcul 😉), relations avec la presse, relations institutionnelles, partenariats, gestion d’un équipage polyvalent, de bénévoles, etc. J’ai pu mettre en oeuvre tous les outils que je connaissais alors, mais aussi ma créativité et mon enthousiasme. Et j’ai surtout, surtout, beaucoup appris.

J’ai appris (et j’apprends encore) ce qui fait le succès d’un projet

Apprendre ce qui fait le succès d'un projet (photo - Matthew Henry)

⭐ Le sens et le besoin de sens : pourquoi fait-on ce que l’on fait ? 🤔

⭐ L’exigence : on ne peut pas faire mal ou faire à moitié, et ce vis-à-vis de personne.

⭐ Le partage : tout ce qu’on propose va, en fait, toujours à double sens. 🥰

⭐ Les contraintes : tenir compte au mieux des enjeux et intérêts de chacun.

⭐ La passion : croire en son instinct, même lorsque tous les indicateurs ne sont pas au vert. 🤍

⭐ Le lâcher-prise : non, on ne contrôle pas tout (j’y travaille encore, ce n’est pas l’apprentissage le plus évident 🤓…)

⭐ La vue d’ensemble : pour atteindre ses objectifs, il faut garder toujours clairement à l’esprit la carte, les connexions et ramifications, les acteurs, le planning… 🔁

⭐ J’ai appris – ou perfectionné – ma curiosité : rien n’est figé, rien n’est définitif, il faut rester ouvert aux opportunités, constamment, car elles enrichissent le projet, le trajet…

⭐ Gérer la collaboration 🤝 : plus on est nombreux à penser et œuvrer pour le même projet, plus riche il sera, plus efficace, plus beau, plus grand, et plus il impactera de monde. Mais ça, ça s’organise 😉

J’ai certainement appris beaucoup d’autres choses, mais ces quelques points sont ceux qui me sont venus le plus spontanément à l’esprit, à l’écriture de cet article.

L’aventure entrepreneuriale : transformer une « drôle d’habitude » en métier

Aude au British Museum

J’ai poursuivi mon chemin, en continuant d’apprendre et de renforcer mes compétences en stratégies marketing et commerciales. J’ai retrouvé le monde du tourisme en 2016, en créant mon agence de conseil et de pilotage de projets : Comptoir Visiteur.

❓ Pourquoi le tourisme, le patrimoine, la culture ? Parce que j’aime découvrir et apprendre, donc j’aime VISITER.
Et il se trouve que j’ai une drôle d’habitude : quand je visite un musée, un château, un parc d’attraction, un monument, un lieu touristique en général… JE DÉCORTIQUE ! Ce qui marche, et ce qui marche moins bien. Quand je vis une émotion, j’ai besoin de comprendre ce qui a provoqué cette émotion (si je fais de la psychologie de comptoir deux minutes, c’est certainement avec le secret espoir de pouvoir la vivre à nouveau, la reproduire d’une façon ou d’une autre…).
Et par dessus-tout : QUI est derrière tout ça ? Et comment les personnes qui ont créé ou qui animent ce lieu parviennent-elles à m’embarquer dans cette émotion ?

🤔Puis je me pose plein de questions en tant que visiteuse :  est-ce qu’en sortant je ne pense qu’à la prochaine étape, ou est-ce que je n’arrête pas d’en parler, de commenter, de poser des questions à mon entourage ? Est-ce que j’ai envie de revenir ? Est-ce que j’ai envie de rapporter un bout de cet endroit avec moi ? En général, quand j’ai l’impression d’avoir appris quelque chose (sur une thématique ou sur moi), alors j’ai le sentiment d’une belle journée 🌞.

Et si j’ai,en plus, pu échanger avec ceux qui gèrent ou sont à l’origine du projet, c’est le top du top, je me sens totalement privilégiée 🎉. N’avez-vous jamais eu envie de pousser la porte marquée « privé » ou « staff only » ? Celle derrière laquelle se cachent tous les rouages qui font que ça tourne ? Moi oui. Toujours. Plus que le spectacle, ce sont les coulisses qui m’enthousiasment :  la mécanique qui fait que ça marche, l’organisation millimétrée de la ruche qui a permis cette merveille 🐝.

Dans mon travail au quotidien, je fais fonctionner mes deux personnalités :

  • la visiteuse : j’emmagasine toutes mes expériences EN TANT que visiteuse, tout ce qui m’a plu, a plu à mes compagnons de visite (adultes et enfants), et ce qui nous a déplu ;
  • la consultante – ancienne gestionnaire : je me mets à la place de celles et ceux qui ont à gérer, au quotidien, le lieu, et je propose des orientations et des solutions qui tiennent compte de leur(s) RÉALITÉ(S).

Concrètement, la visiteuse vient enrichir l’action de la consultante et gestionnaire de projet. Mais la consultante vient aussi orienter le regard de la visiteuse : quand, en tant que visiteuse, j’apprécie, ou au contraire je n’aime pas quelque chose, je cherche à savoir quels ont été les contraintes et les enjeux qui ont conduit à cela. Tout n’est pas tout blanc ou tout noir. Il s’agit de trouver un équilibre entre la demande des visiteurs, et la réalité des gestionnaires.

Une recette, des recettes

Après plus de 5 ans à avoir collaboré à la gestion d’un lieu touristique mouvant (!), cela fait désormais 4 ans que j’accompagne des lieux touristiques et culturels. Les enjeux, les contraintes, les thématiques sont tous différents.
Mais l’objectif est commun : rendre le lieu attractif pour le public.

Château de la Belle au bois dormant, Disneyworld Orlando, Floride, USA - photo A.Compain
Le choix de cette photo n’est pas anodin 😊. Explications en partie 2.

Je suis convaincue qu’il n’y a pas de recette miracle : le SUR-MESURE est la vraie solution. Tout simplement parce que sur-mesure = ce qui me différencie du voisin.

Néanmoins, il y a quand même quelques ingrédients de base au succès d’un lieu ou d’un projet, avant de pouvoir jouer sur sa spécificité. Lorsque ces principes ne sont pas présents, le lieu sonne faux.


📌 De mon parcours et de mes expériences, j’ai retenu 6 principes, que je continue de défendre et de mettre en oeuvre dans tous les projets que j’accompagne.
Découvrez-les très bientôt dans l’article suivant : « Pourquoi je fais ce métier ? Partie 2 : 6 ingrédients (pas forcément !) magiques. »


Pour en savoir un peu plus sur Comptoir Visiteur ou moi-même :

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